Accueil > Carnet > Défauts du libre

Après plus de 14 années de présence sur le web, je continue encore aujourd'hui cette incroyable aventure qu'est la découverte du virtuel. Lampe torche, sac à dos, planche de surf et bien sûr ce calepin indispensable pour mémoire.

#72 Défauts du libre 30 Octobre 2005

Technologie

Attention, il est important de considérer que cet article est une archive, son contenu est probablement obsolète!

Monde Libre

Alors que beaucoup se plaisent à dire que l'environnement unix est abouti, moi je me plais à penser qu'il s'agit d'avantage à un univers enfantin dont les bases stables ne lui permettent pas d'évoluer comme il se doit. Tout ceci est très bien reflété : autant dans l'évolution lente des applications que dans leurs mises à jour (hors celles concernant la sécurité qui sont quasiment hebdomadaires), et les améliorations n'apportent pas grandes évolutions, ou alors l'application s'est vue boostée.

Le premier mauvais point des environnements unix reste les interfaces graphiques calamiteuses. Leurs présentations sont certes sobres, extrêmement fonctionnelles, mais elles manquent d’une qualité visuelle leur permettant d’avoir un semblant de « puissance » face aux environnements payants (windows et mac). Beaucoup aiment la sobriété, c’est indéniable, mais les utilisateurs lambda aiment les effets tridimensionnels, la transparence dans les fenêtres ou mieux le support de multiples bureaux avec des effets de transitions.

Aujourd’hui, un OS renommé a des qualités graphiques indéniables, et elles doivent allier une fonctionnalité parfaite. Bien évidement, Windows se retrouve ici évincé puisqu’il ne prend pas en charge le support de bureau (pour OS X, je ne sais pas s’il gère ce système). Lorsque l’on regarde de plus près, les effets visuels sont apportés par les cartes graphiques, leurs pilotes. Alors que certains effets sont disponibles pour Windows, d’autres restent totalement indisponibles pour les environnements libres. A cause de quoi ?

Certainement à cause de leur notoriété. Il faut bien évidement voir que les ordinateurs vendus dans le commerce sont avant tous vendus sous Windows pour des vertues farfelues qui lui attribuent le statut « d’OS sécurisé ». Très sincèrement, les environnements libres ne se mettent pas assez en valeur. Elles reposent essentiellement sur la publicité « gratuite », celle des usagers qui les utilisent. Or, quand on compare cette méthode avec celle de mozilla, nous constatons que depuis les publicités officielles, le navigateur s’est largement démocratisé pour atteindre (il y a quelques jours à peine) 100 millions de téléchargements. Leur pourcentage augmente progressivement dans les statistiques. Si les distributions arrivaient à faire de même, nous pourrions voir de nombreux logiciels naître et d’autres évoluer de manière considérable (pas uniquement ceux qui fonctionnent de manière "hybride").

Enfin, de belles utopies … Maintenant, attaquons l’aspect qui semble être le plus mauvais pour les environnements libres. Les logiciels développés sous unix sont trop nombreux, et quelques fois trop inutiles. Alors que certains développent des scripts spécifiques à un domaine, d’autres développent des usines à gaz dont la moitié des fonctions ne sont pas disponibles, ou marchent avec difficultés. En somme, tout est trop séparé. Beaucoup parlent d’une diversité, j’y vois d’avantage une sorte de mauvaise répartition. Gnome est très fonctionnel mais pas graphique, alors que Enlightenment est graphique mais peu fonctionnel. Si des projets pouvaient se regrouper pour améliorer les rendus graphiques, l’accessibilité, et les fonctions, l’environnement libre se démarquerait de manière considérable et arriverait enfin à la cheville des présentations dignes d’Apple.

Au niveau des distributions, c’est encore plus flagrant. Combien en existe-t-il ? Une dizaine ? Probablement d’avantage. Le mieux serait une seule et unique distribution qui propose de générer un fichier image en rapport avec nos besoins. Quand nous regardons Ubuntu et Débian, il s’agit de la même chose : seul le nom change, un peu la « philosophie », et la présentation générale du système, mais dans le fond, l’architecture est commune puisque Ubuntu n’est ni plus ni moins qu’une Débian. En tout cas, je suis plus ou moins déçu de voir que le nombre de distributions augmente au lieu de diminuer. Si les groupes pouvaient se rejoindre pour former des OS plus puissants, mieux suivis, des sobres de compagnies du « libre » permettant de toucher les trois points : le fonctionnel, le graphisme, la sécurité.

Unix a toutes les bases pour battre de plate couture Windows, il lui manque simplement de la coordination et une meilleure utilisation des logiciels, des groupes de développeurs. En somme : une sorte de centre qui regroupe tout et qui se charge d’améliorer ou de regrouper les projets afin d’éviter les logiciels inutiles et d’améliorer ceux existants.

''Texte écrit sur le vif, donc sans plan. Il se peut que des idées n’aient pas de sens, ou ne soit pas en correspondance avec la suite. Souvenez-vous uniquement du sens « large » et non du détail de ce billet.''

Commentaires

Ajouter un commentaire