#464 Lettre aux bloggers 20 Octobre 2009
Attention, il est important de considérer que cet article est une archive, son contenu est probablement obsolète!

Depuis plusieurs jours, un sujet me laisse à réfléchir. N’arrivant pas à dormir, je profite de cet instant au calme pour m’exprimer.
Être heureux possesseur d’un carnet en ligne, c’est avant tout une nouvelle façon de s’exprimer librement et de partager nos idées. Qu’il s’agisse de Twitter, d’un blog ou plus originalement de podcasts et séries youtube façon iJustine, nous sommes des milliers à avoir exprimé ce choix de devenir acteurs sur Internet. Avec le temps, le terme “Journalistes Citoyens” est apparu et nous définit plutôt bien: nous sommes les auteurs de l’information amateur. Donc toi, si tu publies sur internet, il y a beaucoup de choses qu’il faut savoir et surtout à se rappeler avant d’appuyer sur le bouton “Publier”.
Je ne reviens pas sur les fautes d’orthographe ni de grammaire, nous en faisons tous. C’est plutôt le fond et non la forme de l’article qui m’intéresse ici: de quoi parles-tu? Le principe d’un blog, c’est avant tout de partager des idées, des découvertes, d’exprimer des points de vues. David Larlet au même titre que Maurice Svay, Nicolas Perriaul font dans ce domaine un travail formidable. Mitternacht n’arrête pas non plus de me surprendre. Chacune de leur nouvelle publication apporte une plus-value: ils construisent.
A l’inverse de ces rock-stars, d’autres pourtant lu par des milliers de lecteurs n’ont visiblement rien de mieux à faire que critiquer en détruisant. Le plus gros problème du web, c’est que quand bien même vous décider de supprimer vos propos, le billet restera toujours quelque part pendant un bon moment: dans le cache des moteurs de recherche, chez Internet Archives, dans les aggregateurs RSS. Autant dire qu’une fois le bouton “Publier” est pressé, faire marche arrière n’est plus possible. Si bien que lorsque j’ai vu passer des publications sur un certain Didier, je me suis demandé ce que j’étais en train de lire. Les commentaires ne m’ont pas vraiment fait sourire. Est-ce que avoir un site internet signifie avoir le droit de diffamer et discréditer publiquement?
En voyant les vidéos en question, il n’y a pas de quoi tuer un chat ni même faire un article entier dessus. Elles ne sont pas intéressantes, font évidement dormir. Donc qui peut-on être pour publier un billet entier avec le nom et le prénom de cet inconnu en titre de page? Les conséquences d’une publication qui implique des personnes externes, qui plus est inconnues, peuvent être dramatiques. Ne pas pouvoir les mesurer, c’est déjà un avertissement. Dommage, je n’ai pas du tout le livre de Andrew Keen sous la main: il y a de nombreux exemples de personnes dont la vie a basculé à cause de propos tenus sur internet.
Je dois certainement être de la vieille école et pas être assez fun pour apprécier les articles qui tournent les gens en dérision. J’aime bien les humoristes, on sait que c’est leur métier et donc que leurs discours sont fait pour divertir. Les blogs, c’est différent: on y accède souvent depuis Google et on ne connaît rien de l’auteur. Mais comme c’est publié, on y croit.
Nos droits se limitent à ceux des autres, c’est dommage que beaucoup ne le comprennent pas.
Web Developpeur chez Google (San Francisco, California),
j'adore l'aventure, la découverte, les nouveautés et les
challenges. Entre les développements web, les bidouilles
iphone et les pauses créatives, je voyage avec mon appareil
photo.










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