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Après plus de 14 années de présence sur le web, je continue encore aujourd'hui cette incroyable aventure qu'est la découverte du virtuel. Lampe torche, sac à dos, planche de surf et bien sûr ce calepin indispensable pour mémoire.

#220 Internet 27 Décembre 2007

Etudes

Attention, il est important de considérer que cet article est une archive, son contenu est probablement obsolète!

Création de l'internet

Depuis l'apparition de la vie sur Terre, les scientifiques restent unanimes sur la présence de schémas de communication glissés au coeur de toute source de vie. Qu'il s'agisse de cellules, d'insectes, d'êtres humains ou d'animaux : nous échangeons simultanément des informations sous formes les plus simples (onomatopées, odeurs, lumières etc). Ces données, une fois diffusée permettent à l'organisme confronté au message de l'interpréter, si ce dernier reste à sa portée, et d'effectuer des modifications dans son comportement pour y répondre au mieux. L'exemple le plus parlant reste le "bonjour" matinal : deux personnes se croisent, l'une dit "Bonjour", l'autre entend le message et y répond "Salut, ça va ?". Dans cette situation initiale, les deux protagonistes se voient visuellement, l'un envoie une information, l'autre la reçoit, l'analyse et y répond.

Or, un ordinateur ne disposait pas à l'origine de systèmes lui attribuant la capacité de discuter avec d'autres ordinateurs. De ce constat, des scientifiques ont orienté leurs travaux vers la communication entre machines informatiques. Il en naît différents protocoles tels que TCP en 1973, mais aussi l'apparition des premiers réseaux notamment dans des Universités Américaines. L'expansion des recherches a, dans un premier temps, permis aux entreprises telles qu'IBM à partir des années 80 de développer leurs propres infrastructures mais aussi, dans un second temps, de diminuer les coûts de mise en place d'un tel matériel. Faire communiquer des PC d'une même entreprise entre-eux, c'est pratique, mais ne serait-il pas merveilleux de faire communiquer l'ensemble des réseaux de toute la planète ?

De cette idée découle un défit : créer "Internet". Basé sur le protocole internet (IP), il englobe dans sa définition l'ensemble des services liés à l'utilisation du réseau mondial, c'est-à-dire tout ce qui touche aux messageries électroniques mais aussi au Web. Sa première exploitation fut réalisée par le gouvernement américain avec son service ARPANET qui reliait déjà plus de 1 000 ordinateurs à travers le monde en 1984. Le système, rencontrant un franc succès, s'est alors progressivement ouvert au domaine commercial puis vers les années 1990 au grand public grâce à l'arrivée des navigateurs tels que netscape et internet explorer. A partir de ce point, de nouveaux réseaux se sont greffés progressivement au système présent pour développer l'infrastructure. Afin de régir son expansion et surtout d'éviter des débordements, le gouvernement américain fait constamment appel à des organismes tels que l'ICANN, l'Internet Society (ISOC).

Les acteurs

Lorsque le web a commencé à se démocratiser, à s'installer dans les foyers, nombreuses ont été les personnes désirant se lancer dans la réalisation de leurs propres sites. Mais avoir accès en lecture à un outil, ne signifie en rien pouvoir y publier des informations simplement. Effectivement, tout futur webmaster se heurte à une suite de difficultés sur le développement de l'application comme sur sa mise en ligne.

La première difficulté provenait de l'application même : quels langages de programmation utiliser ? Avant 1995, seuls les sites statiques, comprenant uniquement des liens hypertextes, s'avéraient simples à concevoir dans le sens où aucun langage n'était requis excepté l'HTML. Le développeur devait donc s'armer d'un navigateur (Internet Explorer ou Netscape) pour tester systématiquement les nouvelles pages créées. Le soucis : lorsqu'il faut changer un élément du menu, la modification, bien que petite, doit être répercutée sur l'ensemble des pages du site et ceux, de façon manuelle. Donc imaginez un site de 2 000 pages sur lequel il faut rajouter un lien dans le menu. Situation délicate et peu pratique.

Après 1995, la donne change, les langages de scripts inondèrent le marché : Microsoft débarque avec l'ASP tandis que Rasmus Lerdof rend publique les sources de PHP. Leur utilité réside dans la simplification du code ainsi que la prise en considération de nombreuses situations orientés web. Par exemple : comment générer à la volée des pages dont le contenu est présent sur une base de données ? Ou encore comment m'envoyer automatiquement un mail lorsqu'un internaute me laisse un message dans mon livre d'or ?

La seconde difficulté, sur l'hébergement, est à deux niveaux puisque deux choix s'offrent au webmaster : garder chez lui le site ou laisser une société tierce s'en occuper.
La solution de garder son site sous le coude présente d'innombrables avantages : les données sont proches, les réparations s'effectuent rapidement et le développeur du site est certain que la version de PHP, Mysql, Apache soient bien les bonnes. Les contraintes ici s'avèrent plus sur l'aspect physique : la gestion du trafic, de l'espace occupé sur le serveur (nombre de disques dur nécessaires), la répartition de la charge et les opérations / services de maintenance. La personne chargée du support physique du site devra obligatoirement être qualifiée. Or, à l'époque, rares étaient les personnes aptes à remplir une telle fonction.

La seconde solution, celle de placer le site dans une société tierce, a elle aussi du bon comme du mauvais. Le côté positif de cet hébergement décentralisé est que la compagnie spécialisée connaît bien son sujet, elle corrige donc rapidement des situations classiques (mise à jour du serveur) comme parasites (comme une coupure de courant, la mort d'un disque dur). Les désavantages se placent plus au niveau du prix mensuel mais aussi du fait que les technologies présentes sur le serveur soient souvent imposées. Il existait et existe toujours des serveurs gratuits, mais la majeure partie du temps, les ressources sont limitées, excepté peut-être pour les adhérents de Free, ne fournissent pas des plateforme de qualité pour des projets destinés à devenir plus grands.
Ainsi, une personne souhaitant se lancer dans l'aventure se retrouvait la plupart du temps clouée au sol par des contraintes tantôt techniques (langages de programmation) tantôt physiques (serveurs).

Un web pour tout le monde ?

La problématique de la première version du web repose sur le fait que seules les personnes ayant une expérience professionnelle dans le domaine de la programmation peuvent avoir leurs propres espaces personnels, leurs propres zones de données. En d'autres termes, aucun internaute classique ne pouvait avoir sa propre page, ils ne se contentait que consulter des documents en ligne et participer à des listes de diffusions ou des forums.

De cette restriction part un constat : « pourquoi ne pas permettre aux internautes de créer leurs propres espaces ? ». Simple constat donnant naissance au Web 2.0 avec ce qui s'apparente aujourd'hui à des réseaux sociaux, carnets (également nommés blogs). L'explosion des sites relatifs à l'identité propre de l'individu démontrent efficacement un fait : depuis l'inauguration du Web, il existait une force non utilisée, celle de l'amateurisme.

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