#131 Continuité scolaire 28 Mai 2006
Attention, il est important de considérer que cet article est une archive, son contenu est probablement obsolète!

Le temps qui passe au compte goutte, on surveille les minutes qui s'écoulent. Elles nous murmurent que le programme de biologie n'est toujours pas terminé, que l'immunologie vient tout juste d'être entamée et que celui d'histoire géographie se fermera avec la Méditerranée. Les autres matières, clôturée depuis déjà une semaine, nous permet de réviser les notions essentielles et retrouver des acquis. L'anglais n'apporte plus grand chose, tout comme l'italien. Les professeurs jouent un peu les pots de fleurs en demandant aux élèves ce qu'ils souhaitent faire. Une petite perte de temps supplémentaire. Les langues ne s'amélioreront pas du jour au lendemain.
Niveau pronostiques, tout semble cohérent : la science de la vie et de la terre accompagnée par la physique / chimie rattrapera les mathématiques, l'italien est déjà rattrapé par le sport, et l'anglais rattrapera la philosophie. En somme, tout devrait se dérouler correctement. Il faut le souhaiter. Quoique un stress de dernière minute, de quoi rater le bac. Pourtant l'année s'est plutôt bien passée : « félicitations » aux deux trimestres, avis très favorable pour mes deux dossiers, un entretien pour une formation qui s'est déroulé sans soucis. Que dire ? Se planter la dernière minute serait décevant non ?
Quelques fois, et en y repensant, une bonne partie de la loi Fillion aurait été utile. Imaginez avoir un 13 de moyenne toute l'année et ne pas avoir votre bac. L'année prochaine, vous avez forcement 15 voire 16. Quel est l'intérêt de redoubler sa terminale ? Forcement aucun. La loi en ce sens aurait trouvé utilité, en validant des acquis par contrôles continus. Certes, certaines écoles auraient été favorisées, d'autres moins. Dans ce cas là, il aurait fallu faire comme pour le sport : une réunion d'harmonisation en fonction des moyennes des établissements. De cette loi, seul un point était négatif : celui de la suppression de postes. Pour le reste, il y avait des idées ... et plutôt bonnes.
Quand je vois que dans certains pays leur bac est un QCM, ici, nous sommes dans des copies doubles, dans des rédactions de malades. Pourquoi ? Pour accéder à des études qui ne correspondent pas forcement au bac acquis. Une future infirmière doit faire un bac S. Les mathématiques avec les lois exponentielles n'ont strictement rien à faire avec sa formation, pourtant elle en mange toute l'année. Forcement, quand on voit ça, il y a un décalage concret entre l'intérêt du bac et les études supérieures. Il y a l'impression que nous avons, en France, l'art de compliquer les choses, de rendre difficiles les accès, et surtout de manquer d'accessibilité. Nous manquons de réalisme. Et notre diplôme, dans les autres pays, ne vaut strictement rien. Vous connaissez le bac Australien ? Il y en a un ? Alors comment voulez-vous qu'ils connaissent le bac Français ?
La France ...
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